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Le château constituait
une position stratégique dans cette callée de la Cère, empruntée par
les marchands comme par les gens de guerre pour pénétrer en
Haute-Auvergne.
Il s'inscrivait dans un
ensemble de sites fortifiés qui formait une ligne de défense de la
Vicomté de Carlat, tout au long de la Cère : Marmiesse, La Roquebrou,
Conros, Polminhac, Vic, Muret, tous châteaux relevant du Vicomté.
Le château comprend des
bâtiments de plusieurs époques : |
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Dans un style cher à Viollet le Duc.
Les archives de Veyrières, qui sont
intégrées au Fonds de Peyronnenq à Agen, doivent permettre de
reconstituer le passé de la seigneurie. Nous n'avons pu en consulter
qu'un inventaire sommaire.
Au XVème siècle, la seigneurie de
Veyrières appartient à une famille de chevalerie qui prend le nom de
Veyrières, mais qui semble avoir eu pour patronyme, celui de
Claret. Les Clarets sont connus depuis le XIIIème
siècle comme seigneurs portiaires de la forteresse de
Saint-Christophe, où ils détenaient le château bas, dit de la
Clarétie.
Les Veyrières jouissent du château
pendant les XVème et XVIème siècles. Ce sont eux qui édifient le
donjon. Ils tranmettent la majeure partie de leurs biens à la
famille de Saint-Nectaire à la fin du XVIème siècle, à la suite du
mariage en 1587 d'Anne de Veyrières avec Hector de
Saint-Nectaire, qui d'après le nobiliaire d'Auvergne, serait le
fils naturel légitimité du Prévot du monastère de Montsalvy.
En 1668, dame Louise de Bouvian de
Floris, veuve de François de Saint-Nectaire, fait hommage
du château de Veyrières, en fief franc et libre, au prince de
Monaco, Comte de Carlades.
Le mariage de sa fille, Louise de
Saint-Nectaire avec François de Peyronnenq, seigneur de
Saint-Chamarand, fait entrer la terre de Veyrières dans cette
ancienne maison, originaire du Quercy, que nous avons déjà rencontré
au château de Murat et à Maurs.
Dans le courant du XVIème siècle, les
Peyronnenq font l'acquisition de la terre voisine de
Marmiesse, réunissant ainsi les deux plus importants seigneuries
de la paroisse de Sansac de Marmiesse.
La famille de Peyronnenq, qui
partage son existence entre Aurillac et son château rouergat de
Marionat, se détourne, à la fin du XVIIIème siècle, de
Veyrières. Paracte sous eing privé du 27 Août 1787, la Comtesse
de Peyronnenq, née Elisabeth Gabrielle de Naucase, devenue
veuve en 1771, vend la terre de Veyrières et ses dépendances à
Jacques Henri de Giou.
Celui-ci émigre sous la révolution et son
épouse, Louise de Commines de Marcilly, doit faire le
simulacre d'un divorce, pour éviter la confiscation et la vente
forcée de Veyrières.
Le baron de Giou, revenu
d'émigration, meurt à Veyrières le 12 septembre 1814, après
avoir vendu, quelques jours plus tôt, le château et le domaine à
Jean Antoine du Verdier de Marcillac, de Mur de Barrez,
ancien page de Louis XV, chevalier de Saint-Louis et chef de
l'Escadron des chasseurs de Flandres. Son fils, procureur du Roi à
Aurillac sous la restauration, héritera par la suite de la
propriété.
Depuis la fin du XIXème siècle,
Veyrières connaît une période d'incertitude marquée par des
ventes successives. De nombreux propriétaires seront détenteurs du
château pour des périodes plus ou moins longues : les époux Revel,
puis le banquier Culan et ses héritiers, Monsieur Gibert
et finalement la paroisse de Saint-Pierre de Chaillot de Paris qui y
installera une colonie de vacances.
Depuis décembre 1972, le château de
Veyrières est propriété d'une famille, apparentée aux anciens
propriétaires du Verdier de Marcillac. |