Une femme au bataillon

 

Sommaire Histoire Locale

 

 Marie Roumiguière a suivi son amoureux, volontaire au premier Bataillon du Cantal.
Elle écrit de Carcassonne, le 8 octobre 1792, à sa sœur et à son beau-frère à Aurillac (Belbex):
 

« Ma tré chère seur et bau fraire, je vous écrist se de mot de letre qui sont pour vous faire asavoir létat de ma santé laquelle est faur baune dieu mersi grases a Dieu. Je soite que la votre soit de même, en sît que celle de tous vos enfans. Votre éloignemans maflige baucoup, mes jespère que jaure le bauneur de vous voir par vos letre est de vous entretenir par le miène. Mons dépars vous doit avoir afiizé mes si avons avet tiré du sagrains nan tire plus je vous en pris fort. Je suis bien avec le garsont donc je suit le parti; setet une de me conesense, donc il mestime, il meme comme il ne peut pas plus. Bien ne me manqué pas et je suit bien estimé de tous le monde. Je vous pris ma sœur de vouloir bien me faire paser mon extre de batême parce qu'il veut mépouze. Il voule biens mépouze avant que de partir d'Aurillac, me se parens ne le voules pas... Ne tire point peine de moi, je gagne bien ma vie a blanci, j'ai tous les aufisie pour blanci. Je vous prie de ne me pas laise lontans dans la langison car je ne sere pas tranquille jusqua ce que je recu de vos nouvelle. Vous aves bien de complimans de mon amoureux Lagrenade, il vous prie de faire de sa pars a mon bau fraire réponse au plutot qu'il vous sera possible. Vous adresere votre répon­se a ses adrese à pierre Tautal, volontere de la troisième compagnie du départemans du Cantal en garnisont a Carcasone en Langue­doc.» (A. D. Minutes Delsuc).

 

 

 

 

Extrait du Bulletin trimestriel de Janvier 1958 du S.N.I. du Cantal

 

   

Retour Menu

© CantalPassion-Généalogie 2006

Contact