Mise à bail d'une boulangerie de Murat

Le 25 octobre 1880. Jean Baptiste BOISSONNADE (1826-1895) donne bail de la boulangerie à son neveu Jean Baptiste BARRES. Avec description du mobilier.  

Celle-ci

 

Document Original

Entre nous soussignés, Jean Baptiste Boissonnade boulanger et propriétaire demeurant à Murat d’une part ;

Et Jean Baptiste Barrès, son neveu, ancien boulanger à Montjézieu, canton de La Canourgue, arrondissement de Marvejols (Lozère) d’autre part.


A été convenu ce qui suit, savoir :

Moi jean Baptiste Boissonnade, donne par le présent, à bail à loyer et prix d’argent, à Jean Baptiste Barrès, qui accepte pour l’espace de trois ou six ans consécutifs qui commenceront le 25 octobre courant, pour finir à pareil époque de l’année mil huit cent quatre vingt six ; mais il est expliqué que si après la première période, le preneur trouvait qu’il ne fait pas ses affaires, il se réserve le droit de quitter les lieux affermés, sans avoir à payer aucune indemnité au bailleur, que de le premier six mois avant sa sortie. Il est en outre convenu que le bailleur n’aura pas le droit de sortir le preneur de six ans si celui ci veut y rester.

La maison louée est sise à Murat, rue Borgne, et est affermée dans son entier au sieur Jean Baptiste Barrès qui déclare la bien connaître et la recevoir en bon état, et s’engage à en jouir en bon père de famille. Le preneur devra jusqu’à la fin de son bail exercer toujours l’état de boulanger sous peine de résiliation de bail : il s’interdit le droit de sous louer.

Ce bail est fait et consenti moyennant le prix et somme de huit cent francs par année payable savoir : quatre cent francs, six mois après l’entrée en jouissance et les autres quatre cent francs à fin d’année pour ainsi continuer jusqu’à fin de bail.

Le bailleur déclare avoir fourni au preneur qui le reconnaît le mobilier ci-après désigné et en bon état, lequel sera rendu en fin de bail dans le même état.



Désignation du mobilier fourni.

Deux maies : une en noyer, l’autre en chêne, avec leurs couvercles.

Douze toiles neuves.

Huit planches pour tenir le pain et deux coupe-pâte.

Un courroir fer-blanc, plus deux paires de balances : l’une en fer l’autre en zinc.

Un rouleau et quatre petits paillassons : un en paille et les trois autres en bois, plus quinze autres paillassons pour tenir les pains de seigle.

Deux étouffoirs : un tout neuf, l’autre en bon état.

Trois pelles rondes pour couronnes et pains de seigle et une pour le pain blanc.

Poids en fonte de ¼, ½ livre, deux d’une livre chaque, deux de un kilo et un de deux kilos.

Une pelle pour mettre les pots au four et un rudoble le tout en fer.

Un porte allume et le fer de la bouche du four.

Quatre tables : une en bois dur avec tiroir, et les autres en sapin dont une seule avec tiroir.

Un panier pour porter le pain et un tonneau cerclé en fer pour tenir le sel.

Une lampe de mineur.

Trois étanches de pétrin : une en noyer, l’autre en chêne et la troisième en sapin.

Une poulie avec sa corde neuve.

Une lampe à pétrole avec verre.

Trois seaux en cuivre pesant onze kilos, un hecto, dont un seul est couvert en tôle.

Une mesure en zinc pour changer la farine.

Une crémaillère.

Une petite hache avec son manche, le tout en fer.

Une brouette.

Une pelle à charbon
.

 

 

 

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